Récupération de données pour développeurs et administrateurs
Le build de vendredi tourne, le dépôt distant répond, et lundi matin le volume qui héberge vos environnements de recette ne monte plus. Vous avez un ticket ouvert, trois personnes en attente, et la sauvegarde de la veille qui pointe vers ce même volume. Pour un développeur ou un administrateur, ce qui est en jeu n'est pas un dossier de photos : ce sont des mois de commits jamais poussés, un dump SQL partiel, une image de machine virtuelle qui contient la configuration de production, ou l'export d'une base de facturation. Votre premier réflexe technique — brancher en lecture, vérifier le SMART, tenter un fsck sur une copie — est souvent le bon, à condition de ne pas improviser sur l'original. Cette page décrit les pannes que nous voyons sur ces supports, les gestes à faire ou à éviter tout de suite, et ce que nous vérifions dans les fichiers que nous récupérons.
Les pannes typiques sur un poste de dev ou un serveur
Le disque des projets ne monte plus
Un disque externe USB 3 qui héberge votre arborescence de travail reste invisible dans le gestionnaire de disques, ou claque à l'insertion. Windows le voit comme « non initialisé », Linux renvoie une erreur I/O sur /dev/sdb. La table de partition ou le circuit d'alimentation du boîtier est souvent en cause ; le contenu, lui, peut encore être lisible.
Le SSD du portable ne démarre plus
Après un arrêt brutal, le SSD NVMe n'est plus détecté dans le BIOS. Les contrôleurs de SSD gèrent une table de correspondance entre blocs logiques et cellules physiques ; quand cette table est corrompue ou le micrologiciel planté, le disque devient muet alors que les cellules contiennent toujours vos fichiers. Le chiffrement matériel complique ensuite la lecture.
Dépôt Git ou dossier de code effacé
Un rm -rf mal placé, un git clean -fdx trop large, un formatage rapide lors d'une réinstallation. Tant que le système de fichiers n'a pas réécrit sur les blocs libérés, les objets Git (y compris le dossier caché .git et ses packfiles) restent récupérables. Un git reset --hard non commité, en revanche, ne laisse rien sur le disque.
Base SQLite, MySQL ou PostgreSQL corrompue
Une coupure de courant pendant un checkpoint, un disque hôte qui renvoie des erreurs d'écriture, et voilà un fichier .ibd, un InnoDB ou un SQLite qui refuse de s'ouvrir. Nous récupérons le fichier de base lui-même ; sa réparation logique (cohérence des pages, journal de transactions) relève ensuite de votre DBA ou d'un outil dédié.
Image de machine virtuelle endommagée
Un fichier VMDK, VDI ou VHDX qui ne se monte plus dans VMware Workstation, VirtualBox ou Hyper-V, ou qui a disparu avec le disque hôte. Ces fichiers sont volumineux et souvent en mode provisionnement dynamique : leur entête décrit la carte des blocs. Un entête abîmé rend l'image illisible sans que les données internes soient perdues.
NAS, baie RAID ou serveur muet
Un volume RAID 5 ou 6 qui passe en « dégradé » puis disparaît après le remplacement d'un disque, un NAS Synology ou QNAP qui ne sort plus de son démarrage, une baie qui affiche un statut inconnu. L'ordre des disques, le niveau RAID et la taille des blocs conditionnent la reconstitution du volume.
Les bons gestes avant l'envoi
- Coupez l'alimentation du support dès la première alerte et ne le remontez plus en lecture : sur un disque qui claque, chaque tentative d'accès use les têtes de lecture et peut rayer la surface.
- Clonez en lecture seule avec
ddrescuesi vous avez un disque de destination plus grand, puis travaillez uniquement sur le clone : vous préservez l'original et gardez une image exploitable pour nos outils. - Ne lancez ni
fsck, nichkdsk /f, ni l'utilitaire de disque sur l'original : ces outils réécrivent la table d'allocation et peuvent effacer les entrées des fichiers supprimés que nous cherchons. - Sur un NAS ou une baie, ne reconstruisez pas le volume et ne remplacez aucun disque : notez la baie, le numéro de chaque emplacement et l'ordre de retrait avant toute manipulation.
- Conservez la clé BitLocker, LUKS ou FileVault, et le mot de passe du volume chiffré : sans elle, la lecture des blocs reste impossible, même sur un disque intact.
Ce que nous vérifions dans vos fichiers récupérés
Une fois la copie intégrale du support réalisée et l'analyse terminée, vous recevez une liste de fichiers. Pour un profil technique, nous la construisons en respectant l'arborescence d'origine : un dossier de projet reste un dossier de projet, avec ses sous-répertoires, son fichier .git et ses fichiers de configuration. Nous vérifions d'abord la présence des types de fichiers attendus — sources .c, .py, .java, .ts, scripts shell, fichiers de build Makefile, pom.xml, package.json — et leur taille cohérente. Les dumps SQL, fichiers .sql, .bak, .ibd, .sqlite, .db sont listés séparément, avec leur date de dernière modification, pour que vous puissiez juger de leur fraîcheur. Les images de machines virtuelles (VMDK, VDI, VHDX) et les archives .zip, .tar.gz apparaissent avec leur taille, ce qui permet de repérer celles qui sont tronquées. Enfin, les métadonnées — dates de création, de modification, chemins — sont conservées quand le système de fichiers d'origine les avait encore ; elles vous aident à distinguer la version qui vous intéresse.
Comment ça se passe et ce que ça coûte
- Vous décrivez la panne en ligne : bilan sous une heure.
Le prix de la récupération vous est annoncé avant l'envoi : 300, 500, 580, 720, 850 ou 1 000 € TTC selon la panne. Vous réglez des frais d'investigation de 90 € ou 150 € TTC avant l'envoi. Ils couvrent l'examen et les premières tentatives de réparation et, en cas d'échec, un diagnostic complet avec bilan final. Ils restent dus même si rien n'est retrouvé ; en cas de succès, ils sont déduits du prix. - Le bon de transport Chronopost aller est offert. Nous réalisons une copie intégrale avant toute manipulation.
- Le solde n'est dû que si vos fichiers sont récupérés, après consultation de leur liste. Aucun résultat n'est garanti.
SOS Disque est un service indépendant, non affilié aux fabricants de supports ni aux éditeurs de logiciels cités sur cette page.
Questions fréquentes
Mon dépôt Git local n'a jamais été poussé : est-il récupérable après un formatage ?
Oui, tant que le formatage n'a pas été suivi d'écritures massives sur le même volume. Les objets Git sont stockés dans le dossier caché .git, sous forme de fichiers compressés et de packfiles ; ils restent sur le disque jusqu'à ce que les blocs soient réécrits. Un formatage rapide ne touche pas aux données elles-mêmes.
Pouvez-vous remettre une base MySQL ou PostgreSQL en état de marche ?
Nous récupérons le fichier de base endommagé, pas la cohérence logique interne. Une fois le fichier en votre possession, la réparation des pages, du journal de transactions ou d'un InnoDB corrompu se fait avec vos outils de DBA ou un utilitaire spécialisé. La liste des fichiers vous indique la taille et la date du fichier retrouvé.
Une image de machine virtuelle VMDK ou VHDX peut-elle être récupérée telle quelle ?
Nous cherchons à retrouver le fichier d'image complet ou ses fragments, selon l'état du disque hôte. Un fichier à provisionnement dynamique est plus délicat car sa carte de blocs peut être abîmée. Vous vérifiez ensuite le montage dans votre hyperviseur ; c'est à ce moment que vous saurez si l'image démarre.
J'ai un NAS Synology en RAID et un disque est déjà remplacé : que faire ?
Ne lancez aucune reconstruction et ne retirez plus de disque. Notez la référence du NAS, le niveau RAID, la taille des disques et l'emplacement de celui que vous avez remplacé. Décrivez-nous la situation avant l'envoi : sur les serveurs, baies RAID et NAS, nous vous demandons de nous appeler d'abord.
Le disque est chiffré par BitLocker ou LUKS : est-ce bloquant ?
Cela peut l'être. Sans la clé de récupération ou le mot de passe, nous ne pouvons pas déchiffrer les blocs, même si le disque est physiquement lisible. Si vous avez la clé, conservez-la et signalez-la dès le premier échange. Si le sujet des données sensibles se pose, parlons-en avant l'envoi.
Parlons de votre cas
Décrivez-nous votre panne en quelques lignes : support, système de fichiers, dernier état connu et fichiers prioritaires (code, dump SQL, image VM). Nous vous répondons avec un bilan et la marche à suivre avant tout envoi. Décrivez la panne en ligne ou appelez le 07 69 27 29 87.